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Notice 06/03/01/14

21 octobre 2019

Cinq affiches de cinéma en assez bon état, mais marquées de zones plus ou moins décolorées dues à des superpositions entre elles ou par d’autres documents.

Toutes ont conservé leurs marques de pliage (en 16) d’origine. Pour la plupart, le papier est devenu fragile, cassant. Certaines sont perforées de pointes de punaises.

a) Une affiche intitulée « Occupe-toi d’Amélie ! ». Ce titre, écrit en grands caractères noirs dans une police imitant l’écriture cursive, est inscrit au bas du document, juste en dessous de l’illustration ; il est suivi de toutes les informations concernant les rôles secondaires, l’auteur de l’argument (Georges Feydeau), les décors (Max Douy), le directeur de la photographie (André Bac) ainsi que la production et l’auteur de la musique (René Cloërec), etc. Deux noms de comédiens sont typographiés dans un corps légèrement supérieur : Armontel et [Julien] Carette. Tout en haut, les noms du réalisateur : Claude Autant-Lara et des deux principaux comédiens : Danielle Darrieux et Jean Desailly. L’illustration, signée Cromières, occupe la majeure partie de l’affiche et évoque un groupe de personnages (masculins et féminins) traités de façon proche du cubisme analytique. Certains effets de volumes ont une parenté avec ceux de F. Léger. La tonalité se situe dans les bleu-gris et rose, le fond du papier beige clair est très présent.

Sur les sept personnages, six forment une masse compacte où seules des zones de dégradés de gris les démarquent plus ou moins les uns des autres. Les visages sont réduits à leur plus simple expression (une simple surface rose) ; seuls des détails – moustache, voilette, lorgnon – les identifient comme appartenant à une certaine classe sociale. Au centre du groupe, en contrebas, un personnage féminin – rose – vêtu d’un corset rayé de noir, de bas résilles et de bottines montantes à hauts talons, occupe le premier plan ; sa pose est provocante  et elle tient une fleur (un lys ?) de la main droite.

L’ensemble de la composition forme une belle harmonie de figures géométriques usant principalement d’angles, de droites et de courbes.

dim. : 1600 x 1200

Notice 06/03/01/13

16 octobre 2019

Un morceau de toile de jute semblable à celui décrit en 06/05/01/22.

Notice 06/03/01/12

10 octobre 2019

Une affiche du Théâtre des Capucines, signée M. Small et datée 58, pour une comédie de Marcel Franck « Pattes de mouche ».

Le dessin qui occupe environ un quart de sa surface représente une jeune femme assise sur un tabouret devant une table, la main gauche en appui sur la joue, le coude posé sur ladite table. Elle écrit – avec un stylo – sur une feuille (vierge). De cette feuille s’envolent treize autres (dont sept vierges) sur lesquelles s’inscrivent les noms des principaux acteurs (Anna Gaylor, Bernard Lavalette et Maria Pacôme) ainsi que le titre de la pièce et le nom de l’auteur. Le fond d’affiche est en aplat rouge-orangé, l’illustration est traitée en bleu clair et noir. Le style du dessin est typique d’une certaine modernité des années 1950 (perspective cavalière, motif de la robe en aplat, comme un papier peint…) telle qu’on pouvait la trouver chez certains dessinateurs humoristes puisant chez Picasso, voire Buffet.

Les informations concernant la mise en scène (de Henri Soubeyran), le décor (de Michel Small) et les « robes et chansons » (de Jacques Estérel) ainsi que les renseignements pratiques sont inscrits en noir au bas de l’affiche.

Les noms de trois autres acteurs viennent s’intercaler entre deux ; ils sont en réserve blanche, dans une police de caractères identique à celle utilisée pour les trois premiers noms (peut-être du Mistral).

Le document, percé de quatre trous de punaises, porte la trace d’un ancien pliage en 6.

dim. : 600 x 376

Notice 06/03/01/11

6 octobre 2019

Une image de production (ou photo d’exploitation) imprimée recto verso en bichromie noir/vert. Chaque face est un montage de deux ou trois plans extraits du film de René Clair « Porte des Lilas ». Ces vues sont détourées et plus ou moins imbriquées les unes dans les autres – le détourage laisse des zones vierges d’impression qui laissent le support papier, blanc, à nu – principalement dans les marges. Une des faces est composée de trois vues, l’autre de deux.

Bien qu’aucun texte n’apparaisse sur ce document, certaines scènes avec le personnage de l’artiste (interprété par Georges Brassens) permettent de l’identifier aisément, d’autant que plusieurs images de production du même film ont été inventoriées précédemment.

Sur la face composée de trois vues, G. Brassens est présent deux fois (une des deux scènes est extraite de l’une des images déjà inventoriées). Sur l’une, la scène se passe dans une pièce meublée d’une table (ronde) et d’un buffet dont l’étagère supérieure est jonchée de bouteilles ; il est en compagnie d’un homme avec une casquette (attablé, un morceau de pain à la main) et entouré de trois policiers (en uniforme, pèlerine et képi) armés de fusils mitrailleurs. L’autre scène se déroule dans une cave. La troisième vue est une scène de rue (quartier populaire des années 1950) avec trois policiers à vélo, quelques passants et deux cars de police. Cette face est marquée aux angles de traces de punaises.

L’autre face met en scène deux personnages : l’homme à la casquette (Pierre Brasseur) et le jeune repris de justice (Henri Vidal). Les deux scènes se passent dans une cave. Le principe de détourage est le même, il joue principalement sur l’arc d’un voûtain de cave et sur une valise ouverte.

dim. : 240 x 300

Notice 06/03/01/10

1 octobre 2019

Une image de production du film « Notre-Dame de Paris », où l’on voit Gina Lollobrigida (Esméralda) dans une robe rouge moulante, entourée de deux personnages masculins (Pierre Gringoire et le capitaine Phœbus de Châteaupers) interprétés par Robert Hirsch et Jean Danet.

Gringoire, à gauche, est affublé d’un chapeau pointu violet, à bord chantourné rouge et jaune, ainsi que d’une écharpe rouge. À droite, Phœbus – très grand – est casqué et vêtu d’un haut de corps noir brodé or et renforcé de métal (au cou et aux avant-bras). Le vêtement recouvre une longue cotte de mailles (dépassant un peu) qui délimite le haut des cuisses gainées de noir. Le visage du personnage est tourné vers Esméralda : il lui sourit, elle lui sourit, leurs visages sont radieux. En fond de décor, on aperçoit une foule bigarrée et des fragments d’un monument médiéval ouvert sur un rideau d’arbres.

Ce document en quadrichromie fait partie d’une série – déjà décrite – promouvant la production franco-italienne réalisée par Jean Delannoy en 1956.

La marge supérieure est perforée et marquée de l’empreinte de trois punaises.

dim. : 240 x 300

 

Notice 06/03/01/09 (fin)

26 septembre 2019
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h) Double page illustrée – en quadrichromie – de quatre grandes reproductions  photographiques de tableaux de Picasso ayant pour sujet commun la plage et les baigneurs. Les œuvres sont posées sur un support identique, garni des mêmes accessoires utilisés pour la peinture (pinceaux, tubes, bol, boîte, etc.). Le cadrage des tableaux est à bords perdus ; la portion de support ainsi recadrée ne laisse voir qu’une étroite bande (table, étagère ?) où sont disposés les instruments qui, d’une photo à l’autre, ont peu changé de place – seules des traces de peinture sur le rebord vertical de ce support permettent de distinguer une légère différence.

Une phrase-titre parcourt horizontalement le centre de la page : « Après 80 heures de travail, illuminé, il abandonne sa toile et la recrée en une heure. » Au-dessus et au-dessous de cette phrase, les quatre légendes commentent la genèse des œuvres représentées.

Les deux reproductions en haut de page ont en commun d’être assez complexes, tant par le décor que par la variété des personnages. Par contre, les deux du bas sont pour celle de gauche une construction de grandes surfaces géométriques de couleur jaune, orange, bleu, vert, violet et noir, et pour celle de droite la phase ultérieure et l’aboutissement d’une seule et même œuvre intitulée « La plage de la Garoupe ». Au premier état se sont ajoutés un couple dansant, deux personnages (un debout, l’autre allongé), deux têtes et quelques gros points de couleur. Le fond est demeuré blanc, le grand personnage assis à droite s’est enrichi d’une coiffure et d’une silhouette (profil) de visage.

Le revers ne porte aucun folio, mais, d’évidence, les deux pages ne se raccordent pas. À gauche, une grande photo de Picasso, debout, une bouteille d’essence en main (droite), un pinceau et une cigarette (allumée) à gauche. Il est vêtu d’un polo clair et d’un short sombre. Son regard est vague – comme absent. On aperçoit un grand tableau en fond de décor. Une seconde photo, étroite et partielle, montre un homme vêtu de blanc, assis, de trois quarts dos, dans un fauteuil ; un autre tableau fait fond d’image.

Sur la partie de droite, six reproductions de tableaux (dont trois ne sont visibles qu’à moitié). Le sujet est toujours le même, mais dans des variantes et des étapes successives diverses.

La double page est imprimée en N/B. En marge basse, on peut lire deux fragments de phrases-titres : « Jusqu’au dernier tour de manivelle un » et « phoses d’un tableau : “La plage de la Garoupe” ».

Le papier jauni est un peu déchiré dans les angles (un est manquant) et perforé de plusieurs trous de punaises.

dim. : 348 x 520

Notice 06/03/01/09 (suite)

21 septembre 2019

g) Page simple, coupée (déchirée) assez proprement en marge gauche et déchirée dans l’angle inférieur droit (partie manquante). Une image photographique, qui couvre les 9/10es de sa surface, montre Juliette Gréco, vêtue de noir, entourée de trois personnages ; tous quatre marchent dans un décor nocturne où l’on voit de grandes nattes suspendues à des assemblages de lattes formant un genre de toiture.

À la droite de l’actrice, un homme en pantalon à bords retroussés et chemise légère à motif torsadé, et une femme entièrement vêtue de blanc (chemise et pantalon) ; tous deux sont jeunes. À sa gauche, un Africain à ample chemise rayée et short clair joue de la guitare tout en marchant. L’homme et l’actrice regardent le musicien, la femme regarde vers le sol.

La scène se passe au Tchad (comme l’indique le fragment de texte de bas de page) pour le tournage des « Racines du ciel » de Darryl Zanuck. À droite de ces quelques lignes, un fragment de titre (« Amis de Saint-Germain-des-Prés ») dont le début devait se trouver sur la page de gauche (absente). La légende de la photo précise qu’ils sont devant les cases de Maroua et que les deux personnages qui accompagnent Juliette Gréco se nomment Cazalis et Doelmitz. Cela se passait en 1958.

Au revers, le sujet est publicitaire, la photo occupe un peu moins de surface que sur l’autre face ; elle est entourée d’une marge sur trois côtés et légendée  sur celle du bas. L’image représente une jeune femme blonde, en gaine et soutien-gorge « Chantelle ». Le fond est uniformément noir, le mannequin est cadré juste aux genoux, dans une position penchée incompatible avec un équilibre naturel. La prise de vue (en contre-plongée) est éclairée à la fois de face (avec pour principal but de rendre la gaine lumineuse) et de dessus (reflet sur l’arrière des bras et des cheveux). La position bras relevés, avant-bras repliés et mains aux doigts écartés donne au personnage une attitude d’envol ou de lévitation. La gaine ainsi présentée est nommée 603 et son prix était de  5900 francs.

Le document – imprimé en N/B – est fortement jauni et empoussiéré ; sur les bords haut et bas, on distingue deux marques de punaises formant de vagues cercles un peu plus clairs.

dim. : 350 x 262