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Notice 06/05/01/11

29 mai 2020

Un lé de papier mural rouge mat, marqué au tiers environ de sa largeur d’une empreinte de pliage verticale et de traces d’humidité ayant entraîné de légères décolorations sur une moitié de sa surface.

La feuille – d’une teinte unie à l’origine – s’est plus ou moins nuancée avec le temps et en fonction des documents ou objets qui l’ont recouverte. La poussière a aussi participé à ces modifications. Une empreinte quasi carrée a laissé une marque plus vive dans un des angles et pourrait correspondre à un document précédemment décrit. Les bords sont perforés de pointes de punaises espacées très irrégulièrement ; ces mêmes traces se retrouvent éparses sur la surface de la feuille, certaines, plus importantes, provenant de clous.

Les deux côtés du lé sont rectilignes. Un des petits côtés est légèrement ondoyant, l’autre est finement cranté (sans doute l’amorce du rouleau de papier) et marqué d’une trace de pliage. Le verso est beige avec un fin débord de rouge sur les lisières.

Ce papier est identique à celui qui recouvrait le mur 06/04.

dim. : 920 x 500

Notice 06/05/01/10

24 mai 2020

Deux affiches éditées par le Touring-Club de France, l’une représentant la forêt de Fontainebleau et l’autre le port de Cassis. Toutes deux sont des reproductions photographiques imprimées en quadrichromie.

La première montre une petite route goudronnée traversant la forêt. L’objectif de prise de vue est placé très bas. Le côté droit de la route située à peu près au centre de l’image forme un angle d’environ 30 degrés avec la base de l’affiche. Les arbres sont de hautes futaies ; ils sont encore un peu verdoyants, mais le sol est jonché de feuilles rousses. Le ciel est bleu, la lumière passant au travers des troncs projette des hachures claires perpendiculairement à la route. Au bout de la perspective, on aperçoit l’angle d’un bâtiment blanc à toit rouge.

Sur la seconde affiche, on voit un tout petit morceau de quai en pierre grise (formant un angle aigu avec le bord gauche) et trois grandes barques amarrées avec de grosses cordes ocre. De celles qui sont au premier plan, on ne voit que l’étrave ; la troisième – coque blanche, ligne de flottaison rouge – est entière et se reflète dans l’eau bleu-vert du bassin parsemée de petites vaguelettes. L’immatriculation de deux d’entre elles est lisible et complète (MAC.1303 et MAC.1296).

À mi-hauteur de l’image, une barre de maisons à trois ou quatre niveaux se dresse sur toute la longueur du quai principal ; leurs façades sont claires et ensoleillées. Surmontant ces constructions, une masse rocheuse, sombre, partiellement végétalisée, se découpe sur le fond du ciel bleu légèrement nuageux.

Les deux visuels sont entourés d’une marge blanche. Sur le premier, la marge du bas est plus haute et inclut la moitié du cartouche ovale du TCF ; sur le second, ce cartouche est entièrement inclus dans le bas de l’image. Les marges sont égales sur les quatre côtés.

L’état des deux affiches est moyen. Leurs bords sont marqués d’au moins une dizaine de perforations de punaises assorties de traces de rouille. La première est déchirée verticalement en deux endroits à la base ; la déchirure située à droite présente un manque de quelques centimètres.

dim. : 870 x 626 et 830 x 626

Notice 06/05/01/09

18 mai 2020

Une affichette du film « Ulysse » de Mario Camerini. Le document, en mauvais état – deux larges déchirures, multiples perforations de punaises (doubles aux angles), déchirure et manque à l’angle inférieur droit, nombreux renforts d’adhésif brillant (et jauni) au recto et au verso, empoussièrement, etc. –, est imprimé en quadrichromie sur papier léger.

La scène du film reproduite représente une crique rocheuse avec, en premier plan, Ulysse et Nausicaa (?) sur une minuscule plage dont ils occupent la quasi-totalité. Le personnage éponyme est allongé, en appui sur le coude droit, et fait face à la jeune femme agenouillée devant lui ; leurs regards se croisent, il a les yeux mi-clos, comme ébloui. Le personnage féminin, bien centré dans l’image et vu de profil gauche, porte une robe vert clair, longue et froncée, maintenue serrée au-dessus de la poitrine, qui s’étale derrière elle sur le sable ; une fente laisse apparaître le genou gauche. Ses cheveux bruns sont relevés à l’aide d’une chaîne d’or à gros maillons.

Autant le vêtement de Nausicaa, avec sa corolle froncée retombant sur les seins, paraît frais et stylé, autant celui d’Ulysse, lacéré (artistiquement), donne l’image d’une guenille ; sa couleur d’un beau rouge profond lui confère néanmoins une certaine richesse.

L’image – décentrée sur la gauche – laisse place à un large bandeau générique vertical d’environ 11 cm. Les noms des deux principaux acteurs (Kirk Douglas et Silvana Mangano) sont inscrits en haut, en caractères gras. Les suivants (Anthony Quinn, Sylvie et Rossana Podestà) sont en caractères plus étroits ; la suite des acteurs italiens figure dans un corps plus petit, pour revenir au corps précédent avec les noms des deux seuls acteurs français du film (Daniel Ivernel et Jacques Dumesnil). Le nom du réalisateur, en caractères gras comme celui des acteurs vedettes, vient clore la liste. Le titre du film, en réserve blanche ombrée de noir, chevauche l’image ; il est inscrit dans un rectangle jaune-rouge. Le support, blanc à l’origine, est presque entièrement jauni, sauf la moitié du bandeau générique qui, mieux préservée des UV, a conservé un peu de sa qualité originale. Il en est de même pour la quadrichromie dont les jaunes ont partiellement disparu et laissé place à une dominante verte.

dim. : 350 x 402

Notice 06/05/01/08

12 mai 2020

Deux images de production extraites du film de Jean Delannoy « Notre-Dame de Paris ». Elles sont en quadrichromie et ont en commun de montrer le personnage d’Esméralda (interprété par Gina Lollobrigida) dans sa robe rouge de bohémienne.

Sur la première, elle est debout, au premier plan d’une troupe issue de la Cour des Miracles (joueurs de mandole, acrobates vêtus de collants blancs…) ; en fond, un portail ouvert et deux colonnes à chapiteau dorique ; le sol est à grand damier noir et blanc. Esméralda porte sur la hanche droite une sorte de tapis de sisal roulé ; son buste est un peu incliné, elle sourit. Presque tous les personnages en arrière-plan rient.

La seconde image met en scène Quasimodo (interprété par Anthony Quinn) qui porte Esméralda sur son épaule. Il est de trois quarts dos, visage tourné vers l’objectif. La scène est nocturne. Le décor est une rue médiévale avec une fontaine gothique sur un angle. Cette fontaine est illuminée par un éclairage jaune ; au lointain, dans la perspective de la rue sombre, apparaît le disque blanc de la lune.

Les deux images sont entourées d’une marge blanche, beaucoup plus grande à la base – on y trouve toutes les informations essentielles concernant le film (production, titre, principaux acteurs, réalisateur, procédé technique et distributeur). Toutes deux portent des traces de punaises (trois ou quatre) ; la première est en assez mauvais état (plusieurs déchirures et manque à l’angle supérieur droit).

Le verso, jauni, est marqué d’une empreinte en relief due à l’impression de la quadrichromie – principalement à la base du visuel.

dim. : 240 x 300

Notice 06/05/01/07

6 mai 2020

Deux images de musiciens de jazz découpées dans des journaux (ou magazines) spécialisés ; l’une et l’autre sont photographiques.

La plus grande représente Duke Ellington au piano. L’angle de prise de vue (légèrement plongeant) et la focale utilisée rendent le clavier étrangement court ; le Duke a la main droite posée sur son extrémité. Son nom est inscrit en réserve blanche (en lettres majuscules) au bas de l’image. Le bord supérieur est nettement marqué d’une trace de punaise (avec rouille) et d’une petite déchirure (avec manque) ; deux des angles – supérieur droit et inférieur gauche – portent également une marque, mais plus discrète. Au verso, on peut lire un fragment de catalogue de disques de jazz (Pathé, Columbia et La Voix de son Maître – réf. FOL 8002, 8001 – FP 1055 – FFLP 1035 – PAC 1002 – FPX III et 7EGF 102).

Sur la seconde image, on voit Louis Armstrong debout de trois quarts dos, buste basculé vers l’objectif, trompette aux lèvres. La légende, imprimée en rouge, est très proche du bord inférieur ; elle est perforée et marquée de la trace d’une punaise. Le bord supérieur est également perforé et déchiré (manque important).

Au verso se trouve un fragment d’une reproduction photographique (jambes et grosse caisse blanche) suivi d’un texte (empâté) évoquant une histoire racontée par [Milton] Mezz Mezzrow.
Les deux documents sont imprimés en noir et blanc sur papier journal.

dim. : 148 x 135 et 150 x 78

Notice 06/05/01/06

1 mai 2020

Une reproduction en couleur d’un portrait de femme, vraisemblablement détachée d’un livre au vu de la trace de colle qui subsiste sur un des côtés au verso et le marquage d’un tampon (violet) circulaire à l’intitulé d’une école d’art. Le sujet représenté est plutôt jeune ; il est vu de profil et cadré « en buste ». Son épaisse chevelure brune – coiffée en arrière, oreilles dégagées – tombe sur l’épaule et se confond avec le vêtement ; l’ensemble crée une seule et même masse sombre, presque noire.

Le fond du dessin vraisemblablement réalisé au pastel est traité par hachures de traits de différents gris saturant une première coloration plus uniforme faite de jaune et de rouge. La luminosité de cette coloration a été préservée près du contour du visage qui, par cet effet, se découpe très nettement sur le fond. La facture du visage fait appel à toute une variation de gris qui en accusent encore le contraste.

L’œuvre est essentiellement construite dans une diagonale créée par l’inclinaison du visage et la position de la main tendue et relevée à hauteur de la poitrine. Cette main aux doigts démesurés semble désarticulée et donne également l’impression de vouloir saisir le vide, impression accrue par l’inclinaison du visage, paupières baissées, presque closes.

Le document, percé de deux trous de punaises aux angles supérieurs, est imprimé en quadrichromie sur papier léger. Le format très réduit par rapport à l’original rend difficile la lecture de la signature ; la date pourrait être 1880, l’œuvre semble appartenir à la période symboliste.

dim. : 149 x 104

Notice 06/05/01/05

28 avril 2020

Quatre rectos de pochettes de disque de trois formats différents, édités à des fins promotionnelles. Ces visuels sont à l’identique des pochettes commercialisées, mais sont dépourvus de verso. Tous sont illustrés de reproductions photographiques.

– Le plus grand est intitulé « Concert de musique royale » et est édité par Vogue sous la référence PVC.16.015. Le texte noir est imprimé sur un fond jaune pâle ; au-dessus, dans un large bandeau jaune vif, quatre reproductions de tableaux (en noir) illustrent le propos : on y voit Henry VII, Jacques Ier d’Écosse, Anne Boleyn et John Dowland ; ce dernier est traité en négatif.

Les quatre angles du support en carton léger sont perforés d’un trou de punaise ; deux sont déchirés.

–  Le format intermédiaire correspond à un 33 tours 25 cm consacré à Louis Armstrong dont on voit le visage, embout de trompette aux lèvres, cadré dans le centre d’un disque (noir) ; le fond est rose marbré ainsi que le bandeau vertical à gauche, sur lequel sont inscrits, en réserve blanche, le nom du musicien, les titres enregistrés et l’éditeur (Fontana). Ces enregistrements ont été réunis sous le label « Géants du jazz » ; ils sont référencés sous le n° 662.002 TR, imprimé en noir dans l’angle supérieur droit.

Le document est marqué de cinq perforations.

– Les deux dernières pochettes factices sont au format des 45 tours.

La première fait état d’un « concert » de Sydney Bechet avec Claude Luter et son orchestre (« When the Saints » et « Old Fashioned Love ») ; on y découvre le principal protagoniste debout, au saxo soprano, vu en contreplongée, devant un micro et sur un fond de rideau rouge. La partie gauche de l’illustration laisse deviner un public debout dans la pénombre. Le disque a été produit par Vogue sous la référence EPL.742.?. Le document a subi les mêmes perforations de punaises, mais ici les angles sont fortement déchirés ; l’angle inférieur droit, où sont inscrites les références, a été réparé au ruban adhésif ; à noter également une longue craquelure verticale dans la partie droite.

La seconde est illustrée du visage de Brigitte Bardot enveloppé de cheveux ondulés. Le portrait photographique en couleur est incrusté sur fond bleu ciel légèrement nuancé. Aucun titre ; seule la référence Versailles 90 S 233 permet de relier le disque au film de Claude Autant-Lara « En cas de malheur » sorti en 1958. Le document est en assez bon état, excepté les deux angles inférieurs, le droit étant déchiré.

dim. : 300 x 312, 260 x 260, 180 x 180, 182 x 182